Comté du Prince Édouard, Ontario, Canada

Durant le long week-end de la fête du Canada j’ai fait une surprenante découverte avec un groupe d’ami. Je me suis aventuré au travers une splendide région du sud-est de l’Ontario, nommé le Comté du Prince Édouard (Prince Edward County).

Ce petit bout de terre est située au large du Lac Ontario et à une heure de route environ de la ville de Kingston. On y arrive par l’autoroute 401, puis on s’y glisse tranquillement par la route 49, un charmant chemin de campagne. Les routes sinueuses nous apportent au travers les dunes de sable, les champs et les vignobles. Joyeux mélange à la fois d’un paysage de vacancier ou bien tout simplement de locaux heureux d’y trouver refuge.

Parc provincial de Sandbanks

Avant toute chose, cet endroit on y va pour le camping. Ici le mot camping demeure très large, camping en tente, camping de luxe, camping en caravane, peu importe, l’idée demeure de changer d’air. Il y a aussi de nombreux sites d’Airbnb, d’hotel ou d’auberge pour les plus douillets. Trouver refuge dans la région demeure assez facile, par contre le site de camping très réputé sur les dunes de sable du Parc provincial de Sandbanks doit se réserver très tôt, car les terrains s’envolent rapidement.

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Winery & County Cider

Évidemment, les vignobles et les cidreries qui se retrouvent sur le territoire n’ont rien de comparables avec les vignobles européens ou californiens. Par contre, on y dénote un engouement et une fierté locale, chose qui demeure très sympathique.

Il y a une carte de la route des vins à faire. Pour ma part, nous avons découvert quelques endroits charismatiques. Tout d’abord, il y a le Normand Hardy, seigneur, toute qu’une belle découverte. Leur risling s’avère goûteux et riche. Puis, la carte des pizzas et des huitres, donne le ton au réputé endroit. Nous avons aussi visité la cidrerie County Sider qui offre une vue panoramique absolument magnifique sur les vignobles et le Lac Ontario.

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Architecture & histoire

Ce qui m’a aussi beaucoup charmé demeure sans contredit l’architecture anglaise des bâtiments. Les maisons d’époques n’ont pas du tout perdu leur charme d’antan. Les champs foisonnants et le large du Lac Ontario s’avère très joli à observer et à prendre en photo. Le calme et la vue panoramique demeurent sans contre dit un privilège de cette région. Le Lac Ontario surplombe de nombreux espaces, ce lac qui demeure enfin presque comme un océan sans eaux salées.

Un chic endroit pour une escapade de quelques jours le temps de décrocher de l’effervescence de nos vies effrenées.

3 continents, 4 villes, 5 jours

Au début du mois de février, je quittais Montréal pour un week-end vers les vieux continents. J’allais faire Montréal-Bruxelles-Casablanca, puis revenir après quatre jours. Le temps de vivre une folle escapade entre trois continents !

Wait, WHAT ?

Oui, vous avez bien lu, trois continents, quatre villes en cinq jours. En fait, j’ai eu l’opportunité d’obtenir un billet d’avion première classe Montréal-Bruxelles au coût d’un billet de bus Orléans Express (Montréal-Québec). Refuser cette offre en or aurait été de nature ridicule. Mon boulot m’a donné congé puis hop, je me suis donc envolé le mercredi soir pour revenir le lundi matin. J’allais passer le week-end de l’autre côté de l’océan.

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Vol en direction de Casablanca au dessus des Pyrenées, Espagne

Escapade marocaine

J’ai un couple d’amis qui vit sur Casablanca depuis maintenant 4 ans. On ne se voit pas régulièrement, mais on utilise fréquemment l’application FaceTime pour se parler. Mes amis sont formidables, je les adore. Ils m’ont accueilli comme une princesse. Donc, ils ont décidé de partir en escapade de 2 jours à Marrakech, question de ventiler un peu de l’imposante Casablanca. Et moi, j’étais avec mes amis c’est tout ce qui comptait ! All right Marrakech !

Ville rouge

Marrakech, ville très prisée par les touristes en haute saison peut paraître imposante à la première vue. Ses bâtiments roses/rouges (surnom de ville rouge est en référence aux couleurs de ses bâtiments) ainsi que les palmiers qui ornent les rues se comparent à une version maghrébine d’Hollywood.

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Bâtiment de Marrakech et un oranger

Nous avons passé l’après-midi du vendredi à la place Jemaâ el Fna, célèbre pour ses souks, ses charmeurs de serpents, ses vendeurs de babouches et ses délicieux plats de tajines à l’agneau. Le souk de Marrakech demeure un endroit mythique et fabuleux. On y croise différentes personnes et des tas de choses inimaginables à acheter. Similaire au Grand Bazar d’Istanbul le souk de la place Jemaâ el Fna peut aussi devenir un labyrinthe et vous risquez de vous perdre si vous vous écartez trop loin ! Be careful !

Nous avons mangé le plus délicieux des tajines tout en ayant une vue surprenante sur la place qui grouillait de marchands. Il faisait beau, mais surtout pas trop chaud. Un joli 20 degrés Celsius pour un 5 février, moi j’étais plus que comblé. Durant mon rapide séjour, j’ai principalement adoré le fait que nous étions en basse saison. Il y avait quelques touristes français ou allemand, mais principalement des locaux marocains. Je m’y sentais davantage immiscé dans la culture maghrébine.

Jardin Majorelle

Le lendemain matin nous avons été visités le merveilleux, que dis-je, HALLUCINANT Jardin  Majorelle, l’un des endroits les plus visités du Maroc. Ce jardin a vu le jour par le peintre Jacques Majorelle qui a investi quarante ans de sa vie pour créer ce lieu enchanteur. D’ailleurs, c’est à cet endroit qu’il y inventa la fameuse couleur «bleu majorelle».

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L’édifice du Jardin Majorelle

Le jardin fut abandonné lors du décès du peintre, puis Yves St-Laurent le racheta en 1980. D’ailleurs, un musée au nom du célèbre designer est en construction au côté du Jardin Majorelle. Le musée ouvrira ses portes à l’automne 2017.

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Le célèbre «bleu majorelle»

Cet endroit situé en plein coeur de la ville devient une oasis de tranquillité et de repos lors des chaudes journées que Marrakech peut offrir ! Les cactus sont immenses, les fleurs abondantes et les innombrables plantes qui s’y retrouvent renverseront n’importe quel herboriste de passage à ce fantastique endroit. Après ce lieu féérique, nous avons repris la route vers Casablanca le samedi après-midi, sous un soleil de plomb, car je reprenais l’avion vers la Belgique le lendemain matin.

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Village marocain situé près de la route entre Marrakech et Casablanca

Le dimanche matin, du haut des airs dans mon vol de la Royal Air Maroc qui m’amenait vers Bruxelles, j’observais silencieusement le levé du soleil sur Casablanca puis c’était ô combien magnifique. Je venais de passer 3 jours au Maroc et je retournais à l’hiver montréalais dès le lendemain matin. Ma vie de jet set venait de prendre soudainement fin!

Au revoir le Maroc, à une prochaine fois!

3 albums à surveiller cet hiver !

L’hiver est bien arrivé et le froid de janvier semble s’éterniser. Par contre, quelques albums paraitront cet hiver pour réchauffer les coeurs des plus endurcis. Voici mon top 3 des albums incontournables de l’hiver 2016!

 

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JASON BAJADA – Volcano

Jason Bajada sortira son prochain album Volcano en magasin et en ligne le 12 février 2016.

On avait hâte d’entendre de nouvelles pièces de cet artiste, son dernier album remonte déjà à 2013. Pour l’instant un seule extrait est disponible pour écoute et déjà on tombe amoureux de la mélodie, l’album promet! Vous pouvez écoutez le premier extrait «Pékin (les amitiés)» dès maintenant via son bandcamp.

Le lancement de Volcano se fera au Phi Centre à Montréal le 10 février 2016, l’entrée est gratuite.

 

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PANDALEON – Atone

Atone, premier album tant attendu de Pandaleon, formation franco-ontarienne signée sous l’étiquette Audiogram, sortira le 29 janvier 2016.

Originaire de St-Bernardin en Ontario, ce trio qualifié comme rock/alternatif/ambiant ne  laissera personne indifférente. Vous pouvez écouter quelques extraits de Atone via leur bandcamp.

Leur lancement d’album se fera Montréal le 2 février 2016 à la Cinémathèque québécoise et à Ottawa le 4 février 2016 au centre Arts Court.

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SIMON KINGSBURY – Pêcher rien

Le premier album tant attendu de Simon Kingsbury intitulé Pêcher rien, sortira en magasin le 29 janvier 2016 puis la date coïncide étrangement (well …) avec son lancement au Quai des Brumes  à Montréal le 29 janvier prochain. WOW!

Bonne découverte musicale !

 

Album 2015 – Les oubliés

Vendredi 11 décembre 2015. Ce moment de l’année où toutes les grandes presses du monde et autre média se penchent consencieusment sur leur décompte annuel. Meilleurs albums, meilleurs films, meilleures pièces de théâtre, meilleurs ci, meilleur ça … personnellement j’aime bien cette période de l’année où l’odeur du sapinage règne en maître dans les lieux publics.

Or, c’est à ce moment précis que je me suis mise à l’évidence que j’étais passé à côté de plusieurs projets musicaux incroyables. WHAT ?! Oui, j’en aie bien peur, c’est arrivé. Ainsi, j’ai choisi de faire mon propre décompte de 3 albums que j’ai malheureusement oubliés d’écouter et qui se doivent de l’être.

  1. The Origin –  Peter Henry Phillips (Coyote Records)

Un album qui m’est glissé entre les doigts je vous l’avoue. WHY ? I don’t know. J’étais probablement en train de m’éblouir les yeux de la superbe Canadian East Coast à ce moment précis. J’étais en voyage. J’avais la tête puis les yeux tout simplement ailleurs !

Paru le 4 septembre dernier, le premier opus de l’auteur-compositeur-interprète Pierre Philippe Côté, (sortie sous le pseudonyme de  Peter Henry Phillips) s’avère très envoutant. Projet solo sur lequel Peter Henry Phillips travaille depuis cinq ans, The Origin est inspiré entre autres de la nature et de la beauté qui l’entoure au quotidien. SUBLIME !

  1. Les femmes comme des montagnes – Philémon Cimon (Audiogram)

Oh. My. Goodness. I’m so sorry. Je me sens très coupable de ne pas avoir pris attention à ce jeune homme talentueux qui est Philémon Cimon.

Le 3e opus de l’artiste intitulé Les femmes comme des montagnes, sortie le 4 septembre dernier (oui, un second), m’a aussi glissé entre les mains car j’étais (encore!) en voyage sur la côte est canadienne.  Philémon Cimon a un talent immense et une subtilité intéressante dans ses compositions.

*(cet extrait ne provient pas de son album Les femmes comme des montagnes)

Du moins je me rattrape avec le fait que j’ai inserré dans mon iPhone la charmante chanson Maudit, puis je l’écoute en mode aléatoire dans le transport en commun. Well, l’unique pièce écoutée de l’album certes, mais c’est un début, you know.

3 – Et toi, tu fais quoi ? Joelle St-Pierre (Coyote Records)

Cette jeune artiste, finaliste des Francouvertes de l’édition 2014, a fait paraitre son premier album Et toi, tu fais quoi ?  le 11 septembre 2015. Joelle St-Pierre utilise en harmonie le vibraphone, le xylophone et le piano, ce qui donne une touche très douce à sa musique. La voix fine de l’artiste  vient rajouter un élément intéressant à l’album bien ficelé.

Très jolie, cet album se mérite d’être connu. Je suis aussi scandalisé que vous de n’avoir pas porté plus d’attention à cette jeune femme.

En bref, en 2016 je tenterai d’être davantage focus sur les artistes émergents. Tenons le pour dit, l’univers musical regorge d’une multitude de bijoux et il devient très facile de passer à côté de grandes merveilles.

Joyeuses Fêtes !

Sublime exposition montréalaise

En novembre une multitude d’exposition sont offertes à Montréal. Pour vous sortir de la torpeur des jours gris de ce mois, voici 2 expositions à aller voir absolument. 

Affiches éclatantes de Vittorio

De par son génie du dessin, Vittorio Fiorucci connu aussi à l’internationale, a illustré plusieurs affiches de films et d’évènements montréalais. Le style de l’artiste aux couleurs vives et primaires du cercle chromatique donnent le ton à l’exposition. Créateur du célèbre icône vert du festival Juste pour Rire, Vittorio  a marqué sans aucun doute l’univers québécois.

Image tirée du site web du Musée McCord.
Image tirée du site web du Musée McCord.

Présentée jusqu’au 10 avril 2016 au Musée Mc Cord, la visite des œuvres de Vittorio regroupant plus de 125 photographies, affiches, illustrations et bandes dessinées vaut assurément le détour. Des créations poignantes et magnifiques sont à découvrir.

Musée Mc Cord

Montréal dans l’œil de Vittorio

25 septembre au 10 avril 2016

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Les temps inachevés de Patrick Bernatchez

Du sublime à l’état pur. L’exposition Les Temps Inachevés de Bernatchez est présenté au Musée d’art contemporain de Montréal jusqu’au 10 janvier 2016.

Photo tirée du site web du MAC.
Photo tirée du site web du MAC.

L’artiste montréalais  surprend le public en exposant une mixture d’œuvres au MAC. Agençant le cinéma, le dessin, l’électronique et la musique, Les Temps Inachevés conquis les curieux. Tirés de deux corpus de Bernatchez, Chrysalides et Lost in Time, l’exposition se veut comme une représentation sans fin, sans temps précis. Cet amalgame d’oeuvres de Bernatchez ne représente pas la fin du processus de création de l’artiste, mais plutôt son opposé. Les Temps Inachevés signifie la poursuite de quelque chose, une perpétuelle continuité.

 

« Son travail fascine par la façon dont ses films, sculptures, photographies, etc., entrent en dialogue pour créer un ensemble conceptuellement cohérent et signifiant. L’exposition donnera donc l’occasion au public montréalais de faire une incursion en profondeur dans l’univers insolite de cet artiste. » – Extrait tiré du site web du MAC.

Musée d’art contemporain de Montréal

Patrick Bernatchez, Les Temps Inachevés

Du 17 octobre 2015 au 10 janvier 2016

Travel never end #Moscou

Moscou, lundi 2 septembre 2013

J’écris, car j’ai du temps à tuer. Oui beaucoup de temps à tuer! J’écris, car j’en ai une très grande envie aussi. J’écris, car il fait tout gris aujourd’hui. J’écris, car je suis à Moscou et j’attends désespérément mon vol pour retourner à Montréal. J’écris, car je veux faire un certain vide dans ce bazar qui grouille autour de moi. La musique de Dan Mangan dans mes oreilles, je suis presque au paradis. Presque. Les aéroports s’avèrent les endroits les moins intimement chaleureux du monde. Ça ne l’est pour moi et surtout pas aujourd’hui. J’ai eu une envie de pleurer tout à l’heure. Oui je l’avoue, j’aurais bien pleuré à chaude larme, mais je me suis retenue. Beaucoup retenue. Est-ce que j’ai agi en adulte, comme une vraie adulte ? Oui, peut-être. Mais j’ai plutôt agi comme une jeune femme qui contrôle ses émotions, même si pleurer demeure une normalité de l’être humain, vous savez ? Il y a des moments pour pleurer et ce matin ça l’était. Mais je me suis retenue. Maintenant mon café Americano me fait du bien et me réconforte ainsi que la musique de Dan Mangan. J’adore cet artiste. Un Canadien qui chante des ballades, moi j’adore. Il m’a conquise depuis longtemps déjà.

J’aurais bien aimé quitter l’aéroport ce matin au même moment que mes copines. Malheureusement mon destin en aura décidé autrement. Je dois attendre. Attendre un petit 12 heures, ça se prend comme une semaine de vacances au soleil. 12 heures d’attente inter-mi-na-ble. De plus, je suis tout près du terminal E à l’aéroport de Moscou, l’endroit où un terroriste s’est fait arrêter avec une bombe il y a quelques années. C’est incroyable la vie des fois. Il ne m’aurait jamais cru possible de visiter ce pays un jour, puis je viens de le faire. Mes nombreux clichés, mes cartes postales, quelques souvenirs de Babouchka, des bouteilles de Vodka et des milliers de fous avec mes copines s’envoleront avec moi puis mes valises. Les valises c’est comme ta maison en voyage, tu y range tout tes biens précieux.

Aujourd’hui plus que tout au monde, j’aimerais être sur une plage de la côte ouest canadienne. Voir la mer, sentir le vent et marcher sur le sable mouillé. Et surtout admirer la végétation de l’endroit. J’ai l’odeur du sel marin qui s’infiltre dans mes narines présentement. Je voudrais y être, maintenant. Il y a des jours où je voyagerais entre les continents, les cultures et je rencontrerais diverses personnes. Je me baladerais et je deviendrais une citoyenne du monde. Et soudainement non, hop je voudrais être chez moi, dans mes trucs personnels et être avec mes amis (es) proches à partager de bons moments avec eux autour d’une bouteille de vin. Il y a des jours où j’aimerais être à la retraite et faire que ce qui me plait. Mais malheureusement non, je ne suis pas à la retraite et la réalité me rattrape. La réalité d’une fille de 26 ans de la classe moyenne québécoise. Oui cette belle et douce réalité. Cette réalité qui parfois, nous donne envie de partir loin, mais qui pourtant nous fait se rendre compte que nous sommes si bien emmitouflés dans nos vieilles pantoufles.

Aujourd’hui j’essaie de me convaincre que la vie est parsemée de petites embuches qu’il faut surmonter à notre façon. Aujourd’hui, je souhaiterais être à 1000 lieux d’où est-ce que je suis. Aujourd’hui je suis à Moscou et il me reste 3 heures d’attente avant mon vol de transit pour Amsterdam. Ensuite je devrai encore attendre 10 heures pour Detroit. Et j’arriverai à Montréal par la suite. Je veux sentir la mer, maintenant. Ile de Vancouver j’arriverai bientôt, I promise. D’ici là j’attends impatiemment mon vol pour Montréal et je rêve. Oui je rêve.

États unis, mardi 3 septembre 2013

Je suis arrivé à Détroit. Cet aéroport est terriblement laid. Il y fait une canicule intolérable. C’est ma dernière transition avant la fin de mon voyage. Le dernier 4 heures avant de pouvoir jouir allégrement d’une douche, d’un pyjama et d’un bon lit. Montréal j’ai bien hâte de te revoir. Ici s’achève la fin de mon tumultueux périple de retour. Hier je suis parti de Moscou et je savais pertinemment que mon voyage de retour serait éternellement long. Travel Never End. Je suis arrivé à Amsterdam au début de la nuit, je me suis fait des compagnons éphémères de voyages. Assise sur un banc à l’extérieur de l’aéroport les 3 allemands m’ont racontés leur petit voyage à Amsterdam. Well, ils m’ont fait bien rigoler. Les voyages c’est aussi la rencontre fortuite de gens inconnus, c’est ça qui est beau. Prochain voyage je ne sais pas quand il sera, mais pour le moment j’ai besoin de retourner chez moi. Puis, je déciderai par la suite.

Les filles bleues de l’été, maux automnales

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La semaine dernière, avec le froid qui s’est installé sur Montréal, un goût de cocooning et de nouveauté littéraire m’a littéralement envahie. Je me suis donc rendu à la librairie Raffin situé sur (la magnifique!) Plaza St-Hubert, puis j’ai acheté le roman Les filles bleues de l’été, écrit par Mikella Nicol, la fille de l’écrivain Patrick Nicol. Publié en octobre  2014 par la maison d’édition Le Cheval d’août, ce roman demeure inévitablement envoûtant, je l’ai dévoré en moins de trois jours.

«La vie est redevenue une rivière triste qui charrie nos morceaux de banquise.» p.7

Summer sadness

Le sujet central du roman Les filles bleues de l’été se concentre principalement sur deux jeunes femmes aux âmes perdues qui décident de retourner vivre au chalet de leur enfance durant l’été pour panser leurs plaies psychologiques. Malgré le regain d’énergie qu’elle retrouvera grâce à la nature environnante durant cette fameuse saison florissante, l’automne revient tranquillement, puis les deux amies doivent retourner vivre leurs maux en ville. Elles retrouveront alors leurs démons intérieurs qui viendront gruger à nouveau leurs âmes fragiles.

« Nous étions en septembre. Le soir se hâtait, symptôme de l’hiver qui trancherait bientôt le monde. » p.65

« Je me suis demandé si elle allait pleurer. Il m’a semblé, en la voyant, immobile contre la portière, qu’elle avait un bassin d’eau glacée coincée dans la gorge. » P.73

Même si le contexte du roman demeure poignant de tristesse, Les filles bleues de l’été s’avère enrobé d’une écriture fine et sublime. Mikella Nicol pourtant si jeune possède une forte maturité d’écriture, c’est ce qui fait la force du livre. On s’enlise rapidement dans la prose de l’écrivaine, puis le lecteur tend à  oublier le contexte plus sombre qui entoure le roman.

« Quand il est parti, j’ai pleuré. Il m’avait avoué qu’il avait vu tout ce qu’il y avait à voir dans mes yeux effarouchés. Les vents étaient entrés par mes narines, ma bouche, mes orbites. J’avais pleuré devant lui et son regard fuyant l’avait vu. Il a entendu ce que font les sanglots dans la gorge de Clara, ma gorge, ce que font les pleurs quand ils tombent de mes yeux clairs. J’aurais voulu qu’il me laisse au moins ce secret. Maintenant j’étais trop nue pour être fière. Condamnée à chercher où et comment je lui avais déplu : quelle part de moi devait être abattue à la hache. » p.80

Le lecteur s’attache rapidement aux deux protagonistes féminines, Clara et Chloé. La genèse du roman de Nicol relate des problèmes que peuvent vivre de nombreuses jeunes femmes, soit une relation amoureuse malsaine pour Clara et une image négative du corps de Chloé face aux regards des autres. Elles devront combattre malgré elles ces petits démons intérieurs. Ces maux qui s’enracinent dans la tête, puis qui causent beaucoup trop de dommages.

Les filles bleues de l’été, 2014,  Édition Le Cheval d’août

Nouveau vidéoclip pour Susanne Sundfør !

Photo tirée de son site web officiel.
* Photo tirée de son site web officiel

En ce lundi matin tout frais de l’automne 2015, la sublime norvégienne Susanne Sundfør a fait paraitre sur les réseaux sociaux son nouveau vidéoclip pour sa chanson Accelerate.

Sortie le 14 février dernier, le 2 ième album de Susanne Sundfør, intitulé Ten love songs a joué longtemps  (et joue toujours d’ailleurs) dans ma liste de musique préféré de mon Itunes. Comment ne pas tomber sous le charme de la musique scandinave produite par la talentueuse Sundfør ?

Longue vie à cette chanteuse au talent incroyable ainsi que sa musique électrisante !

Bonne écoute 🙂

Peepshow #théâtre

Crédit photo : espace Go
Crédit photo : espace Go

L’Espace Go présente jusqu’au 10 octobre la pièce de l’auteure et metteure en scène québécoise Marie Brassard, nommé Peepshow. Ce spectacle fut créé en 2005  et a été longtemps un rêve pour Brassard de le mettre en scène.

La pièce débute avec le conte du petit chaperon rouge interprété par la fabuleuse Monia Chokri. Le Peepshow est divisé en petit tableau qui relate différentes histoires amoureuses.

On y découvre une Monia Chokri excellente, qui divulgue un monologue de 90 minutes portant sur les tabous des relations homme-femme. L’homme vu comme un méchant loup qui capture les femmes et puis qui les méprisent. Les décors sont simples et harmonieux. De plus, les changements de voix qu’utilisent Chokri demeurent fantastiques. On dénote aussi le travail du musicien Alexander Macsween.

« À chaque seconde, des milliers de personnes tombent amoureux, des milliers d’autres cessent d’aimer. Encore et encore, les êtres solitaires jouent le jeu. Dans PEEPSHOW, l’auteure et metteure en scène Marie Brassard prend le conte comme matériau de départ et donne vie à une dizaine de personnages dans de courtes histoires sur la vie cachée et l’intimité des gens. » – Espace Go

Une pièce à voir absolument.

 Dépêchez-vous car la pièce Peepshow est présentée jusqu’au 10 octobre 2015.

The Tallest Man On Earth – Crush Musical Automnal

L’automne commence à s’installer tranquillement. Les feuilles pigmentées d’orange et de jaune arborent leur toison automnale. Il fait encore un soleil radieux, mais les journées rétrécissent petit à petit. Les pulls et les laines sortent doucement du garde-robe. L’odeur de l’air change graduellement. Sans aucun doute, l’automne demeure définitivement ma saison favorite.

Je suis de retour de voyage/travail depuis maintenant 2 semaines. J’ai parcouru le Canada d’est en ouest, visiter le nord et l’Alaska puis la magnifique côte est canadienne. Mon été fut rempli de paysages hallucinants, of course.

Depuis mon retour, je ne suis pas resté plus de 3 jours chez moi, trop occupé ici et là. Well, quand ta vie est chargée et pleine de rebondissements, tu apprécies davantage les matins ensoleillés dans ta cuisine montréalaise à siroter ton café et à écouter de la musique (ce que je suis en train de faire !). Ces petits moments demeurent magiques pour moi. Jusqu’au moment où tu décides de repartir en voyage quelques jours avec une amie en octobre, OUI OUI !!, mais ceci est une tout autre histoire.

Donc, malgré mon été chargé et enivrant, je n’aie malheureusement pas été très up to the point sur les nouveautés musicales. Oupsy! il faut bien des  inconvénients à être parti au loin. Merci tout spécial à mon ami Sébastien pour m’avoir aidé à rattraper tout ce qui m’avait échappé durant la période estivale lorsque je suis revenue sur Montréal.

Évidemment, l’album Honeymoon de Lana Del Rey paru le 18 septembre dernier s’avère mon top 1 pour le moment. Par contre, j’ai immédiatement eu un big crush pour le charmant chanteur suédois  Jens Kristian Mattson, mieux connu sous le nom de The Tallest Man On Earth.

Jens Kristian Mattsson
Jens Kristian Mattsson

Son quatrième album paru en mai dernier intitulé Dark bird is home est mon coup de cœur du début de l’automne, assurément. Même si l’album est sorti il y a quelques mois déjà, la musique du chanteur me transporte ailleurs et me rend nostalgique. Ne vous inquiétez pas je ne tomberai pas ici dans une sorte de léthargie post-voyage. No thanks ! En fait, cet album contenant 10 chansons au total, m’apaise et me relaxe. Mes deux chansons préférés sont les deux dernières de l’album, Seventeen et Dark bird is home. Ceci n’enlève rien aux autres mélodies de l’album, qui sont aussi excellentes.

Dark bird is home s’avère parfait pour l’automne. Cette saison là, on transite doucement vers l’hibernation. On sombre dans un genre de lenteur et notre cerveau doit se préparer à l’hiver qui arrivera plus rapidement que l’on y croit.

Malheureusement, aucune autre date de tournée ne sera prévue au Canada d’ici la fin de l’année 2015, il était de passage à Toronto cet été. Par contre, si par chance vous vous retrouvez en Scandinavie en octobre prochain, alors la, vous êtes chanceux !

Bonne écoute !